Les vernis

Conformément à ce que me semble devoir être un bon vernis et un bon instrument, je ne pratique pas de vieillissement artificiel agressif.

Je propose des finitions en  "vernis plein", seule solution totalement pérenne à long, moyen et même court terme.

Mon approche esthétique cherche à recréer une attractivité naturelle forte, en particulier à travers la mise en valeur du bois, et en travaillant sur la transparence, les jeux de reflets, et les textures .

Je réalise mes propres vernis, selon les connaissances historiques acquises et les dernières études scientifiques menées sur les instruments des grands maîtres italiens. 
Il s'agit de vernis gras, à cuisson longue de térébenthine de Venise ou d'ambre, mélée à de l'huile de lin cuite.
La cuisson à haute température (250-280°), qui dure des jours, apporte cette couleur ambre dichroïque si chalheureuse, qu'aucun pigment ne peut apporter.

Un bon vernis n'est pas cassant, il est souple mais ne marque pas, il doit avoir un poli soigné, une grande transparence, être subtilement coloré.

dos, 7 ème couche

Mon vernis est composé de presque  10 couches, et ne fait au final que quelques centièmes de mm.
Son application se fait au pinceau, mais doigts et paumes de la main peuvent être des alliés utiles...!
Chaque couche est finement polie avant d'accueillir la suivante, et le processus global de vernissage s'étale sur plusieurs mois pour un parfait séchage. 

Ma démarche est la qualité : aucuns produit chimique, acide ou alcali n'est utilisé, ni aucun traitement thermique, pour colorer les bois.
Je n'utilise pas non plus de siccatifs artificiels. Je n'utilise que des ingrédients soigneusement sélectionnés. 

Durant les premières années de la vie de l'instrument, le bois et le vernis entament un long processus... le vernis se patine naturellement.
A leur fabrication, les instruments d'Amati, Stradivari et des autres maîtres anciens étaient clairs, ambrés, orangés ou rouges, transparents et purs...

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